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Publié par Isabelle Hache

L’Institut de l’Accident, créé par l’association « 40 millions d’automobilistes », a publié lundi son analyse de l’année 2012. Si l’alcool (souvent associé à la vitesse) reste la cause principale des accidents mortels de la route, la somnolence serait la première cause des décès sur autoroute, la seconde sur les axes secondaires.


Comme pour appuyer cet état de fait, Axa Prévention nous livrait, la semaine dernière, son baromètre du comportement des Français au volant. Malgré une connaissance des risques liés à la somnolence pour 85% des automobilistes, 47% continuent à conduire sous l’emprise de la fatigue. Si 63% des conducteurs affirment qu’il est dangereux de conduire 4 ou 5 heures d’affilée, ils sont 35% à le faire quand même.

risques_somnolence.png

Et c’est sur cet aspect que veut appuyer l’association, plus de prévention et d’information. Elle souhaiterait que les campagnes de communication de la Sécurité Routière axent également sur les risques de la somnolence, connus mais pas pris en compte, en comparaison avec les campagnes contre l’alcool au volant.

 

Pourtant, en septembre 2012, la Délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) lance une nouvelle campagne « Passe le volant » destinée à interpeller chacun sur son comportement à l’égard du volant et sur les risques encourus dans différentes situations dont la somnolence.

passe volant

 

Volontairement décalée, cette campagne s’appuie sur un slogan « mieux vaut s’accrocher à la vie qu’à son volant ». Si l’idée semblait bonne, elle est pourtant passée quasi-inaperçue.

Bien plus que la prévention, l’association de défense des automobilistes propose également de mettre en place de nouvelles mesures pour lutter contre l’endormissement et sécuriser les routes :

  • - L’installation du marquage sonore au sol étendue aux routes secondaires
  • - La mise en place de rails de sécurité
  • - Le développement des technologies embarquées comme les systèmes AFIL (alerte de franchissement involontaire de ligne).

 

Fin 2012, une étude a été menée sur l’effet de la lumière bleue contre la somnolence. Des systèmes commencent à être mis en place, mais certains conducteurs ne supporteraient pas cette lumière bleue selon l’association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa).

Il existe également un système d’alerte qui détecte la pression des mains sur le volant, ou encore une « oreillette » qui émet un son strident dès lors que la tête bascule.

info_somnolence.png


Il est grand temps d’arrêter de surestimer notre capacité à lutter contre la somnolence et de prendre toutes les précautions nécessaires pour une conduite dans les meilleures conditions. Et comme nous le rappelle l’association : « le principal risque sur la route, ce ne sont pas les autres, mais nous-mêmes. Et, en commettant une imprudence, ce n’est pas la vie d’autrui que l’on met en jeu mais notre propre vie et celle de nos proches ».

À bon entendeur…

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