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Publié par S.Royant-Parola

Fatigué en hiver, sommeil un peu plus long (on dort en moyenne 1/2h à 1h de plus les mois d'hiver),  ne seriez-vous pas en train d'hiberner, enfin d'hiverner, comme l'ours polaire?

Un chercheur toulousain Christian Bourbon, médecin spécialiste du sommeil au CHU de Toulouse soutient cette hypothèse.

L’explorateur Stéphane Lévin s’est prêté à cette étonnante expérience : muni de capteurs avant et après son expédition, il a dû passer 5 mois en Arctique  seul, dans l’obscurité, trois mois et demi sans soleil à des températures de -40°C.

Les données récoltées lors de cette expéditions montrent, plus encore que le facteur solaire, que la température ambiante agit sur notre sommeil. "Elle est capable de déclencher une réponse conduisant à des nuits de seize à dix-huit heures de sommeil et à une augmentation de 75 % de la somnolence pendant la journée" explique Christian Bourbon. Comme l’ours polaire, pendant l’hibernation, Stéphane Lévin alterne de nombreuses phases d’éveil et de sommeil.

Source l'article de Maxiscience

Déjà en 1931,  Le professeur Jean Lhermitte rapportait dans son petit ouvrage « Le sommeil » une observation faite par un médecin russe le Dr Volkov qui décrivait le sommeil hibernal des paysans russes où pendant 4 à 5 mois lors de l’hiver le plus rude,  le paysan et sa famille se mettaient « en couchée ». « La maison est  plongée dans l’obscurité et le silence… Le sommeil ne s’interrompt que pour des motifs impérieux ; aussitôt que les dormants ont satisfait  à leurs besoins les plus immédiats, tout se replonge dans un silence de mort ».

 

Ce comportement a été également rapporté dans d’autres régions polaires, où les habitants n’avaient guère le choix pour survivre. Ainsi ils  essayaient de tromper leur faim et d' éviter de souffrir du froid.  Il est bien évident qu’on s’éloigne du sommeil normal pour se rapprocher du sommeil hibernal de l’ours qui se met en situation d’économie pour survivre au manque de nourriture lié à la saison hivernale.

Ce qui confirme l’adage « qui dort dîne ». (nb: en fait cette adage n'a rien à voir... C'était l'obligation faite aux clients des auberges de prendre un repas s'ils souhaitaient dormir sur place 

 

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