Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par S.Royant-Parola


 

Suite à l’accident de bus qui s’est produit mardi 14 aout à Paris, on continu à s’interroger pour comprendre pourquoi le chauffeur a perdu le contrôle de son véhicule. Et s’il s’agissait d’un endormissement au volant ? Eventuellement facilité par des médicaments?


 

Selon l’article paru sur LCI le 17/08/07 « Le chauffeur du bus avait fait l'objet, dans un premier temps, d'un test d'alcoolémie qui s'était révélé négatif. Il s'était ensuite vu reprocher une "conduite du véhicule très lente." Pour sa défense, le machiniste avait déclaré avoir eu un problème avec sa direction assistée. Trois jours après l'accident de bus qualifié de "rarissime", Le Parisien croit savoir que "le chauffeur du bus accidenté a peut-être été victime d'un assoupissement au volant. Il était sous traitement médical".  "Oui je prends actuellement des médicaments", a-t-il confirmé. »

 

Autre preuve, qui reste à confirmer : le film de la vidéo embarquée dans le bus. D'après Le Parisien, on y verrait "le machiniste montrer des signes de fatigue évidents, piquant du nez à plusieurs reprises sur son volant."


Quelques  réactions des lecteurs de LCI :

« Je suis moi même conducteur de bus, on a souvent des horaires assez dur, et les bus ne s'ont pas toujours vérifier comme il le faut, alors on verra bien se que diront les enquêteur mais arrêtez de dire et passez au conclusion avant. »
Mika, Lens

 
« Ah... il était sous traitement médicamenteux... Ca me fait penser que lorsqu'a été voté la loi sur le contrôle du cannabis au volant, l'industrie pharmaceutique a fait du lobby pour que les contrôles ne s'étendent pas aux médicaments. A la place nous avons désormais une signalétique sur les boîtes de médicaments précisant qu'il est dangereux de conduire. Visiblement ça marche ! Ces morts sont leurs victimes. »
JLP, Asnières

 

 
Sachant que 10% de la population prend des hypnotiques,  10% des antidépresseurs (on ne sait pas s’il s’agit des mêmes 10% !), que les allergies qui nécessitent (souvent) la prise d’antihistaminique augmentent aussi (la prévalence de l’allergie varie de 5 à 30%), sans compter les autres traitements divers qui ont un effet sur la vigilance, faut-il interdire la conduite automobile à tous les conducteurs et en particulier aux conducteurs professionnels (groupe « lourd » du permis de conduire) qui prennent  ce type de médicaments ?

 

 

La question est de pure forme sur votre sentiment, car un texte de loi existe …


Arrêté du 21 décembre 2005 fixant la liste des affections médicales incompatibles avec l’obtention ou le maintien du permis de conduire

Médicaments susceptibles d’altérer la capacité de conduite ou le comportement des conducteurs
 

Pour le groupe léger : Incompatibilité en cas de consommation de médicaments susceptibles d’altérer la capacité de conduite ou le comportement des conducteurs, quand la nature du produit ou la quantité absorbée entraînent un risque pour la conduite. En cas de consommation régulière, un avis spécialisé sera demandé, en tenant compte des autres éléments d’aptitude médicale. L’évaluation des capacités médicales à la conduite, en cas de prescription de traitements de substitution à des états de dépendance, nécessite l’avis de la commission médicale (cf. arrêté du 18 juillet 2005).

 

Pour le groupe lourd : Incompatibilité en cas de consommation de médicaments susceptibles d’altérer la capacité de conduite ou le comportement des conducteurs, quand la nature du produit ou la quantité absorbée entraînent un risque pour la conduite. En cas de  consommation régulière, l’avis d’un spécialiste sera demandé, en tenant compte des autres éléments d’aptitude médicale.L’évaluation des capacités médicales à la conduite en cas de prescription de traitements de substitution à des états de dépendance nécessite l’avis de la commission médicale. Les risques additionnels liés à la conduite de ce type de véhicule,en particulier par des professionnels, notamment pour les catégories D, E (C), E (D) seront envisagés soigneusement (cf. arrêté du 18 juillet 2005).

 
Pour autant,  comme la tendance actuelle du principe de précaution à tout prix le voudrait, faut-il l’appliquer sans nuance ? Auquel cas quels moyens sociaux mettons nous en place ?  - Pour protéger le travailleur contre la perte de son emploi, pour aider la personne à se déplacer quand elle n’a pas de voiture, et qu’il n’y a pas de transport de proximité…- Et quel moyens en terme budgétaire, donc de pression fiscale supplémentaire sommes nous prêts à engager…. N'y a t-il pas d'autres solutions, moins coercitives, plus citoyennes, et plus préventives? Vaste débat ! Surtout en vacances…



Commenter cet article

S. Royant-Parola 21/08/2007 14:23

Tu as raison la Dragonne. La société se donne bonne conscience avec de telles lois, inapplicable en l'état, mais politiquement correctes. Ces textes ne tiennent pas compte de la réalité du terrain. Ce n'est pas de prendre un médicament psychotrope qui est problématique.... C'est le contexte. Début de traitement? Donc risque important, et effectivement, contre-indication à la conduite automobile. Ou alcool associé... Mais ensuite, lors d'un traitement "au long cours", la plupart des personnes ne souffrent plus de somnolence liée aux médicaments, en revanche si leur pathologie, par exemple, une dépression, n'était pas traitée elles auraient des troubles de la concentration et de l'attention liées à leur pathologie tout aussi problématique au volant!. C'est pourquoi il est important d'expliquer, pour aider les personnes à reconnaître lorsqu'elles sont somnolentes (ce peut être 1 heure au cours d'une journée, ou de temps en temps) car si  elles sont au volant, c'est à ce moment là que se situe le risque. Savoir s'arrêter, devoir s'arrêter,  est alors un impératif! Que l'on soit seul au volant (c'est plus facile), avec des personnes dans la voiture, ou... avec des gens dans un bus, un car ou tout autre transport en commun (on imagine alors que ce n'est pas simple...!)

sieglind la dragonne 21/08/2007 09:06

C'est sur que c'est malin d'interdire la prise de volant à des personnes sous traitement, mais sans leur donner de roue de secours... Faut pas, et demerden sie sich !!! Facile, mais les gens qui n'ont que ça pour bosser, je les vois mal se mettre en apnée jusqu'à ce que leur traitement s'arrête (s'il s'arrête un jour pour certaines affections !) Toujours ce satané principe de précaution, le garde-boue morale par excellence, le dédouanement légal mais à part ça... rien de vient pour suppléer au manque... M'enfin, c'est la loi, et je  ne vais pas faire débat politique, ce n'est pas mon rôle, et ça me gonfle hé, hé (en plus, j'ai du mal à parler du "vrai" moi et de ses convictions, ça n'engage que bibi mes belles !)Bises et bonne journée tout de même (je m'endors, mais parce que je n'ai pas pris ma dose de kawa hé, hé)