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Publié par Claude Gronfier

« Les horloges du vivant », un livre de André Klarsfeld aux éditions Odile Jacob (octobre 2009, Collection Sciences, ISBN 2738123457)

 

Le mot de l’éditeur : Y a-t-il des gens du matin et des gens du soir ? Quel est l’effet sur nos organismes du passage à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver ? D’où viennent les symptômes du décalage horaire (jet-lag) ? Peut-on les atténuer ? Qu’est-ce que le blues de l’hiver ? Les horloges biologiques, qui rythment nos vies sans que nous en ayons conscience la plupart du temps, constituent une dimension essentielle des mondes animal, végétal et même microbien. Elles facilitent l’adaptation aux cycles immuables des jours et des saisons, et expliquent aussi bien les dépressions saisonnières que le déclenchement de la période des amours chez les animaux. C’est cet ordre, avec ses bouleversements occasionnels ou durables, qu’André Klarsfeld nous fait découvrir ici. André Klarsfeld est chargé de recherche dans l’équipe Génétique moléculaire des rythmes circadiens, à l’Institut de neurobiologie Alfred-Fessard du CNRS (Gif-sur-Yvette). Il est membre de la Société francophone de chronobiologie.

Mon avis : Ce livre doit absolument être lu par tous ceux qui s’intéressent à la chronobiologie, et par tous ceux, sans doute plus nombreux encore, qui devraient s’y intéresser ! Le livre est écrit dans un style très agréable. Il donne un historique passionnant et très documenté de la chronobiologique, depuis les premières expériences scientifiques rapportées en 1729 jusqu’à la découverte récente de la machinerie moléculaire à l’origine des rythmes circadiens, et celle de la mélanopsine, photopigment rétinien responsable de la synchronisation de l’horloge biologique par la lumière. L’auteur replace les découvertes des mécanismes des rythmes circadiens dans leur contexte, en décrivant, je le cite « les tâtonnements, les incertitudes et les erreurs » qui les ont accompagné. A lire.


Claude Gronfier


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Denise 03/04/2010 16:31



Le commentaire précédent n'a pas voulu rester non plus. Le revoici à partir d'un format texte (j'espère que ça ira...:


Le livre dont vous parlez m'a bien plu. C'est un livre très bien écrit, ce qui est plutôt rare pour  un livre scientifique. Toute la partie historique, illustrée par d'innombrables anecdotes
des découvertes obtenues à partir du monde végétal et animal, le rend passionnant. Il est vrai que les choses se compliquent quand l'auteur explique de façon plus spécifique les mécanismes
biologiques, pour une non-initiée comme moi. Mais j'ai apprécié sa franchise car il prévient le lecteur qu'il peut "sauter"  les parties trop techniques.
Les vint-cinq dernières pages expliquent pour Monsieur ou Madame Tout-le-monde, au travers d'une FAQ, les répercussions de l'horloge circadienne dans la vie de tous les jours. C'est alors un
guide pratique qui répond aux questions que chacun se pose.
Je recommande donc la lecture du livre, non seulement aux étudiants en biologie, mais à tous ceux qui s'intéressent, de près ou de loin, aux mécanismes biologiques liés aux horloges, à
l'influence de la lumière sur les rythmes ou de façon plus générale, à la démarche scientifique.



S. Royant-Parola 06/04/2010 12:10



je suis ravie que votre tetxet ait pu, enfin rester! Over Blog est parfois facétieux!



Denise 03/04/2010 13:39



Voila à peu près ce que j'avais écrit  (et qui a disparu après avoir été publié) :





Denise 31/03/2010 19:47






Morphee 01/04/2010 15:34



C'est un blanc qui me laisse sans voix



acidru 15/01/2010 00:53



Confusion des rythmes ou des publics ? - Acidru


L’auteur avait réussi une présentation claire et alléchante sur France Culture. Mais si le sujet est passionnant, l’ouvrage est assez indigeste. La partie historique concernant l’exploration de
ce domaine est bien trop longue et ne peut passionner que les férus d’histoire des sciences et techniques. Le profane, lui, s’embourbe dans des descriptions trop précises d’expériences de
laboratoire avec leur cortège de difficultés, de biais, de considérations sur les protocoles et on met beaucoup trop longtemps à parvenir à l’essentiel : l’état des connaissances actuelles.
La surabondance de citations incongrues et de références pas toujours utiles plombe encore le rythme du récit. Le plus étonnant est la présence systématique à la fin de chaque chapitre d’un
paragraphe intitulé "Ce qu’il faut retenir". Ce procédé, qui rappelle l’organisation des livres scolaires de primaire semble trahir un malaise dans la rédaction. Comme si André Klarsfeld faisait
un rapport destiné aux spécialistes du genre, puis se tournait vers les "nuls" de la classe pour leur raconter ce que fait le monsieur avec ses jolies éprouvettes. Vraiment, quelle confondante
méthode pédagogique !


Il faut donc contester André Klarsfeld quand il déclare p.83 que "l’art de reconnaître "ce qui est négligeable", d’aller à l’essentiel est l’un des traits caractéristiques des grands
scientifiques". En effet, même au prix d’un discours si pesant, l’auteur démontre amplement sa compétence scientifique dans son domaine, apportant une mine d’informations délectables au patient
lecteur. Pour le néophyte et le simple curieux, le glossaire en fin d’ouvrage s’avère d’une précieuse utilité.


Amis étudiants en rythmes circadiens, ce livre vous donnera bien des joies ! Quant aux autres, je leur déconseille malheureusement la lecture de ce livre (en attendant une version plus
concise), sauf à tricher quelque peu avec leur horloge interne, comme je l’ai fait moi-même...



S. Royant-Parola 16/01/2010 09:15


Tout à fait d'accord avec vous! Pour un livre grand public, il faudrait une version plus concise et plus abordable. Les expérimentations se limitent aux plantes (beaucoup de détail) et à
quelques animaux (surtout des souris), quasiment rien chez l'homme (que des conclusions, pas de logique dans le cheminement des découvertes), ce qui laisse une impression d'ouvrage de
spécialité, réservé à quelques initiés.