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Publié par Morphee



A Surgères, en Charente-Maritime,  se tient une course pédestre exceptionnelle par sa durée, 48 heures de course, sans pause obligatoire. Elle a commencé hier après midi et se terminera dimanche après midi.
Ce sont des japonais qui ont gagné l’année dernière. D’après les concurrents la particularité de cette épreuve est qu’il faut lutter contre le sommeil !

Témoignages :


Côté homme, Royichi Sekiya, très modeste le vainqueur 2008 se refuse de placer la barre trop haute, parce que trop de facteurs peuvent influer sur le résultat final de cet effort irrationnel.

. Comment appréhendez-vous les 48 heures ?
-Ca n'a rien à voir avec les 24 heures. Sur 24 heures, il s'agit de suivre l'allure qui correspond à l'objectif que l'on s'est fixé. On ne connaît pas de problèmes de sommeil, ni de soucis de concentration. Là, c'est complètement différent. En fait plus que d'une épreuve sur 48 heures, je préfère parler d'un challenge sur deux jours qui ne se ressemblent pas. Durant les premières 24 heures, je ne parviens à rester concentrer sur l'effort. Je réagis comme si je participais à un 24 heures. Je vis uniquement pour ce premier jour, où mon objectif est d'atteindre 250 km. Ce qui est à ma portée, puisque par rapport à mon record j'ai 20 km de marge. Après, la course commence. Le problème consiste à ne pas perdre sa motivation, parce que c'est dur. Alors, pour oublier la fatigue et les douleurs, je me déconnecte complètement, je mets de côté toute notion de concentration et je me mets à rêver. Au fond, les 48 heures quand bien même c'est réel, ce n'est peut-être qu'un rêve, qu'une illusion. Quand l'on me demande à quoi j'ai rêvé l'an passé durant les dernières 24 heures, je suis incapable de m'en rappeler.

. Programmez-vous des pauses ?

Le premier jour, ce n'est pas nécessaire. Après, je suis bien obligé d'en faire, mais elles ne sont pas programmées. Je m'arrête quand je tombe de sommeil. Normalement, le fait de m'allonger 5 à 10 minutes me suffit et me permet de repartir. Toutefois, si je suis vraiment épuisé, je dors 30'.

La suite…



Côté femme,  Sumie Unagaki :
Recordwoman du monde des 48 heures avec un cumul de 382,715 km, Sumie sera-t-elle la première femme à aller au-delà des 400 km ? Elle répond : « Peut-être »


. Quelle est votre motivation ?
Aller au bout de soi-même. Et il n'y a qu'à travers les 48 heures, que j'y parviens. Pour moi, c'est le plus dur des combats contre soi-même. Lors des 48 heures, par le biais de la souffrance et de l'état d'épuisement dans lequel j'arrive à me plonger, je découvre jusqu'où je peux repousser mes limites.


. Contre quoi devez-vous lutter le plus, lorsque cela devient difficile ?
Contre la tentation de lâcher prise. Dans ces moments, même si le corps fonctionne bien et accepte d'avancer, parce que vous êtes en forme, il importe de rester motivé et pour ça, il faut se raccrocher à quelque chose. Je suis comme un pêcheur. Au lieu d'attraper 48 poissons, je capture 48 heures, les unes après les autres et par exemple lorsque j'ai du mal à me débattre avec la 36ième heure, je ne pense pas à la 40ième. Tant que je n'en suis pas venue à bout, je mène le combat avec elle. Pour cela, je me parle beaucoup. Plus c'est dur, plus je me dis : Vas-y, continue. Par contre, si je sens que je vais m'écrouler, parce que je n'arrive plus à lutter contre le sommeil, je m'arrête 5 à 10'.


La suite…



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Flying toxin 14/07/2009 12:09

Et ils arrivent jusqu'où ? Ils trouvent quoi au bout ?Ya eux quelqu'un ou personne ?C'est bien de faire de trucs comme ça, super masochistes : c'est au bout de la douleur qu'on se découvre.C'est pas comme le record de lancer de nains ou d'engloutissement de Flamby. Prochaine épreuve : supporter le plus longtemps possible sans bouger les cris de son bébé soumis à un jet d'huile portée à 180 degrés (friture de bébés)