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Publié par Morphee


Chaque  hiver  l’ours  rentre  dans  une  période  d’ «hypothermie hivernale », période de torpeur prolongée, au cours de la quelle sa température chute beaucoup moins que celle des hibernants profonds. En fait, l’ours est capable de se réveiller n’importe quand pendant cette période et même de se déplacer ; sa température ne baisse que de 5 °C, mais ses rythmes cardiaque et respiratoire diminuent fortement, ce qui permet de réduire son métabolisme de plus de 50 p. 100.

L’ours Brun qui existe dans les Pyrénées vit aussi dans le Trentin (Italie) et dans les Cantabriques (Espagne).  Depuis début mars des traces (de pattes !) ont été retrouvées.

Le temps s'étant mis au beau et à la douceur, le plantigrade est descendu dans des parties inférieures de forêts (vers 800-900 mètres) où il a trouvé la luzule, l'herbe des hêtraies, abondante cette année : « Avec d'autres collègues, on a aussi relevé des indices dans les pâturages en fond de vallée. C'est ce qu'on trouve en ce moment. » Déclare Gérard Caussimont, naturaliste, président du Fonds d'intervention éco-pastoral, membre du réseau de suivi « ours brun »

Quand il sort de sa « tuta » (tanière en occitan), l'ours a perdu un bon tiers de son poids - un mâle pyrénéen pèse de 150 à 200 kg, une femelle 80 à 100. Il mange avant tout de l'herbe.

L’ours est avant tout herbivore, ce n’est que très occasionnellement qu’il mange un mouton ou plutôt  une vieille charogne d'isard, la viande n'entrant que pour 8 à 10 % dans son alimentation.

Jusqu'en avril, il va brouter près des gaves et des torrents, remontant « l'onde de végétation ». Il est alors très près des routes et de zones habitées. Ce n'est pas là, souligne Gérard Caussimont, le comportement nouveau d'ours importés, mais bien celui qu'il a de toute éternité.

Un tronc d'arbre déchiqueté a dernièrement témoigné d'un festin de larves d'insectes xylophages, rare source de protéines par ces temps de neige abondante. L'oeuvre de Néré (nom d’un des ours…)? Si ce n'est lui, c'est l'un de ses deux frères, subsistant dans les Pyrénées occidentales (entre Aspe-Ossau et Aragon). Sur l'ensemble de la chaîne, on n'est sûr aujourd'hui que de l'existence de 15 spécimens.

La montée des températures tire l'ours de son profond sommeil hivernal, mais son «horloge biologique » est aussi sensible à la luminosité. « Dans un premier temps, il va avoir une activité réduite, pas très éloignée de l'endroit où il a passé l'hiver ». C'est plus tard, quand il aura repris des forces, en mai-juin, qu'il se mettra en quête de l'âme soeur. La reproduction de l’ours brun n’est pas un long chemin tranquille. Il y faut des conditions favorables, sachant que la gestation est courte mais qu'une ourse ne peut mettre bas que tous les deux ans. L'ourson à la naissance,  est minuscule ne pesant que  350 grammes. Dans les Pyrénées il n’attendra l'âge adulte qu'une fois sur deux.

D’après l’article de Thomas Longué (Voir l’article complet)


Voir aussi l'article de Nicolas Thierry

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