Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par S.Royant-Parola


J’ai des troubles du sommeil depuis 40 ans. Depuis 1968.
Ça m’empoisonne la vie. C’est la chose la plus importante de ma vie. En 1968 j’ai  été mariée de force par ma mère, pour se débarrasser de moi.

J’avais un beau père qui ne voulait plus de ses filles, (j’ai une sœur). Ce mariage contre mon gré a été un choc brutal. Depuis… je n’arrive plus à dormir.

J’ai tout essayé : médicaments,  acupuncture, yoga sans effets. J’ai aussi des problèmes de dos.
 
Là j’en peux plus !

Pour ne pas penser à mes soucis. Je n’arrive pas à me reposer. J’ai toujours mal à la tête, d’ailleurs, je ne peux plus aller au lit. Jai très peur de dormir. J’ai très peur de ne pas me réveiller. Je n’ai tellement plus l’habitude de dormir.

C’est tellement angoissant chez moi de dormir…que ça me réveille brutalement, je voudrais ne pas penser.
Les soucis :  j’en ai tout le temps.

31 ans de mariage avec le monsieur qui est garagiste.
Je n’avais pas d’argent. Il gardait tout pour lui, il me tapait, m’humiliait, Moi, j’avais ma fille.
Il y a 8 ans, lors de la vente de la maison de campagne, j’ai demandé 2 chèques au notaire en lui expliquant la situation   et je suis partie… Il a été surpris ….partie, oui partie,  le 1er février 2000.

Depuis, il n’a pas cessé de me harceler, de me persécuter. Je n’ai revu ma fille qu’au mois d’août de cette année. Son père l’a manipulée, et l’a éloignée de moi. Pendant 9 ans tout le monde a été contre moi. Jusqu’à 50 coups de fils anonymes par jour… Maintenant, il est calmé, à peu près, car il est  dans une maison de retraite (il n’a pas toute sa tête).
Mais j’ai toujours des cauchemars, presque tout le temps avec LUI dedans…

J’aimerai dormir un peu.

Mme M., 60 ans




Commenter cet article

Amar/psychoreve 23/01/2009 09:27

Une petite erreur : la maison de campagne n'a pas été vendue il y a 31 ans... de ce témoignage il ressort que Mme M.  reste tendue comme un arc alors que la situation invoquée est en cours d’évolution. Il y a également un télescopage des éléments mentionnés.
Je vous proposerai mon sentiment sur le rêve en général, tout en reconnaissant qu’il n’est guère partagé tant il est inconfortable de s’y référer. Il ne s’agit pas d’une ligne philosophique mais de conclusions tirées de l’expérience.
Qu'est-ce qu'un cauchemar ? Un cauchemar, même s'il est difficile à vivre, n'est qu'un rêve qui use de l'émotion, dans le but de nous faire réagir. En cela il est en concordance avec le rêve puisqu'il n'en est qu'une forme particulière. Il agit comme un choc désagréable ; dans sa forme habituelle il semble dire : « Tu te réveilles ou quoi ! » 
Ensuite il convient de définir le rôle essentiel du rêve, je parle ici du rêve qui laisse un souvenir. Pour faire court, très très court, nous pouvons dire que nous agissons en fonction de ce que nous pensons. Avec du recul nous pouvons voir que notre façon d’agir, de réagir ou de penser n’est pas toujours partagée par notre entourage ou est mal adaptée, mais nous restons maîtres de notre « quant à soi ».  Sans entrer dans le débat de savoir qui à tord ou raison quand il y a une quelconque difficulté nous ne pouvons ignorer que le bon sens existe et offre invariablement une solution adaptée. Pour faire un raccourci en restant concis, disons que c’est simplement le bon sens qui s’exprime dans les rêves. Toutefois,  le rêve s’il propose ou dénonce (dans son langage crypté) n’a aucun pouvoir exécutif face à notre libre arbitre. Ne pas rêver c’est dormir du sommeil du juste.
Il reste à savoir que s’il y a rêve, à fortiori rêves récurrents,  c’est parce les problèmes sont enkystés, cristallisés ou ce que vous voudrez, brefs qu’ils sont connus du rêveur qui n’entend rien faire évoluer. Ainsi, contrairement à ce qui se croit, un rêve correctement traduit ne changera rien pour la personne.
J’ai  évoqué  ici la trame essentielle des rêves ; pour moi elle se raccorde à ce témoignage.