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Publié par KANT

                Ca pue ! J'’en ai marre de dormir à côté de cette chambre. Mathieu est plutôt calme quand ses parents ne sont pas couchés. Mais après minuit, il se déchaîne. Les jeux sur ordinateurs avec les copains virtuels du bout du monde occupent une bonne partie de son temps. Après il est tellement excité qu’il faut qu’'il se calme. Quelques coups de fil. Et un petit pétard pour se détendre en écoutant de la musique. « Quoi ? C'’est pas grave ! » dit-il en regardant mon air réprobateur. Tu parles ! Sûr  qu'’on s’endort plus vite, mais ensuite c’'est comme l’alcool, le sommeil est moins profond, moins reposant. Moyennant quoi le réveil le matin est plutôt difficile. Il a aussi la fâcheuse manie de dévaliser le frigo à 3h du matin. Une fringale bizarre qui met Hélène en colère car il fait la razzia sur toutes les crèmes au chocolat. Et je n'’ai pas intérêt d’être dans ses pieds. Quand il descend, il est d'’une humeur de chien (je serai tenté de dire « d’'homme »)  tant qu’'il n’a pas mangé. Le regard vague, les yeux bien rouges : le réveil sera dur demain ! Quand est-ce que tu atteris de ton nuage Mathieu?

                                             

Les addictions chez le jeune :

Un tiers des ados déclarent avoir consommé du cannabis au cours du dernier mois.  Plus d'un jeune de 17 ans sur deux a essayé en 2003 alors qu'ils n'étaient que 45,5 % en 2000.

A 17-18 ans, l'alcool est de très loin le produit psychoactif le plus consommé. Son usage récent, c'est-à-dire au cours du dernier mois, concerne 8 jeunes sur 10 (76,2 % des filles et 84,2 % des garçons).

Si l'expérimentation de l'ivresse ou des moments d'ivresses (dix par an) est stable, la consommation régulière de bières et/ou d'alcools forts est en hausse. 7,5 % des jeunes filles et 21,2 % sont des buveurs réguliers…

Sources : Drogues à l'adolescence - Niveaux et contextes d'usage du cannabis, alcool, tabac et autres drogues à 17-18 ans en France - ESCAPAD 2003. François Beck, Stéphane Legleye, Stanislas Spilka

(Morpheus : N'hésitez pas à réagir à cet article de Kant !) clin.gif

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moyra 28/03/2005 14:19

Il n'y a malheureusement pas que les ados qui aiment l'herbe ! Les adultes dans ce cas ne se cachent pas de leur vices devant leurs gosses au contraire! Propagande à mort devant eux qui sont si ...Zen, pour ne pas dire ...abrutis, devant moi qui suis si...coincée et pas chébran! du coup!
Ce sont des dangers au volant! Ils comprennent tout à retardement ou explosent violement; surtout si on leur dit qu'ils sont drogués! Ils s'arrêtent quand ils veulent disent-ils: ils ne parlent souvent que de ça et je ne vois pas la différence avec les alcooliques!

La Vieille 15/03/2005 01:06

Non, Isabelle: les médias ont fait un virage à 360° avec des campagnes choc, comme celles diffusées en ce moment.

Il y a des cas tragiques mais je pense qu'il vaut miuex parler de parcours parsonnels: autrement dit, c'est un vrai danger quand la personne et mal dans sa peau (et jeune a fortiori) comme cela peut-être inoffensif dans le cadre d'un consommation occasionelle et maîtrisée : le modèle hollandais en est la preuve.

Maintenant, pour le débat avec le sommeil, je pense que le cannabis tue le souvenir des rêves mais n'a pas les mêmes effets que l'alcool... enfin tout cet article et ce débat restent très intéressants.

Isabelle 14/03/2005 20:37

Mais que dire à un gamin pour lui démontrer qu'il risque de foutre sa vie en l'air et qu'il ne faut pas fumer de la drogue, quand grace au média qui de nos jours se font un plaisir de tout nous dévoiler, on entend un sportif, que beaucoup de jeunes vénéraient, Noah pour ne pas le citer, dire qu'il fumait ... quand l'enfant entend le scandale des coureurs cyclistes qui prennent presque tous du dopage, quand le gamin rit des journalistes qui demandent aux hommes politiques s'ils ont fumé dans leur jeunesse et répondent "oui"... quand pendant les réunions familiales les " grands " se vantent entre eux des joints qu'ils ont pris, des bonnes rigolades et souvenirs qu'ils en ont, devant les enfants qui jouent autour de la table.

Ok, je fais le procès de la société, des médias mais c'est le notre aussi.
On a inversé les rôles, les adultes se comportent comme des enfants, la crise d'adolescence à retardement. Ils se sentent fiers quand ils clament haut et fort ( trop fort à mon avis, toutes les oreilles l'entendent) leurs soirées-ado délires complétement shootés et même leur dernière soirée entre potes où ils ont sorti un joint en souvenir du bon vieux temps...

On inverse les rôles, les enfants sont considérés comme des adultes où ils peuvent tout entendre, tout voir ( scènes de violence, de guerre, des morts ) avec comme arguments " un enfant comprend tout. " On demande même aux enfants de faire la moral aux parents ( cetaines pub )... et à eux ensuite, on leur demande d'être responsable, de ne pas sombrer dans la drogue, l'alcool.

L'adolescence est un moment délicat de la vie, ils n'ont pas besoin de nous pour faire des conneries, alors ne les influençons pas.

Carnelov 14/03/2005 11:33

Deux cas totalement opposés...Le premier est celui d'un ami d'enfance. A force de fumer, et d'augmenter sa consommation, de shit, de cannabis, en joint, en douille, il a fini par devenir un vrai déchet.On croirait pourtant que le "junk" au THC n'existe pas, mais la dernière fois que je suis revenu dans mon village natal, non seulement sa baraque était devenu un squat, mais le type crachait du sang. Il fait n'importe quoi, claque tout son argent à l'intérieur, et on ne sait pas s'il n'est pas en train de s'endetter...A côté de cela, d'autres amis, plus nombreux, qui fument moins, régulièrement ou non, et qui se portent très très bien.Néanmoins... tout comme toute forme de drogue (physique ou non : Internet amenant ses addicts, et la société de consommation étant déclarée comme telle par certains économistes renégats...), son abus, sa consommation régulière, marque une fuite de la réalité ou une fermeture d'esprit de plus en plus conséquente.Il ne faut pas oublier que le mal ne se trouve pas dans le cannabis, la cocaïne, l'opium ou ses dérivés... mais dans l'environnement de ceux qui la (sur)consomment.Avant, on croyait que l'augmentation des richesses arrangeraient tout : c'est parce que les gens sont pauvres qu'ils s'oublient dans leur monde. (Alcoolisme, addiction aux drogues, etc)Désormais, de plus en plus de spécialistes ou individus libres se rendent compte qu'il ne s'agit en rien de cela, et que c'est avant tout le manque d'amour, de communication, le rejet de la société (dans un sens comme dans l'autre), l'inadaptation, etc. qui sont plus important que la richesse ou la pauvreté, dans le choix d'un individu.Amicalement,Carnelov
KANT: Etre aimé pour l'être humain (et le chien quand même! )  est fondamental. Néanmoins on ne peut pas expliquer le dérapage dans  la toxicomanie simplement par un manque d'amour. Il y a des amours qui tuent, d'autres qui étouffent, certains qui sauvent. Pourquoi bascule-t-on? Plein d'explications possibles. Parfois c'est tout bête. On a été trop loin! Et on ne peut plus revenir, tout au moins, pas tout seul! Et là, l'amour est fondamental pour émerger et ressortir. Mais c'est dur! C'est pourquoi on s'excite à prévenir, pour éviter...

Tashi 14/03/2005 06:09

Kant:Ayant moi-même réalisé un article sur le sujet, je me suis fait un réel plaisir de lire le tien.Pour commencer, "ça pue". Bé c'est assez relatif en fait. Il est clair qu'un non-initié ne va guère apprécier cette odeur, comme un non-fumeur tolère mal l'odeur dégagée par une cigarette. Alors le petit Mathieu pourait se montrer compréhensible et aérer sa chambre lorsqu'il s'adonne à ses petites occupations nocturnes.Ensuite, je prends le "Quoi? c'est pas grave". Il est clair qu'une telle réponse révèle le manque de dialogue sur le sujet entre les parents et cet enfant. Oui, le cannabis est dangereux, et non, il ne faut pas le diaboliser non plus! Il y a beaucoup de produits plus nocifs qui se vendent sur dans les commerces librement.Ensuite, tu écris que c'est comme l'alcool... sommeil moins profond... réveil matin plutôt difficile. Voilà à peu près 6 ans que je fume et je dors toujours autant bien. Les matins se déroulent sans problème. Je suis même bien matinal et plutôt rapide au lever. Donc désolé de te contedire sur ce point. Ma théorie est la suivante, je pense que chaque individu est différent au lever. Car sinon, comment expliquer les personnes saines qui ne sont pas du matin?! Pour Mathieu, j'expliquerais ses réveil-matin difficiles plutôt par le fait qu'il se couche à des heures bien tardives que par le fait qu'il fume des joints.Ensuite, pareil, tu me parles de fringale bizarre. C'est marrant, car j'ai justement vu mon petit fère ce weekend. Si tu le rencontres un jour, tu pourrais alors penser de lui qu'il fume tout le temps, car il a tout le temps faim. Il mange pour dix et pourtant il ne fume pas et est de corpulence normale. Non, en fait il est normal pour un jeune en pleine croissance de se nourrir plus. Encore une fois, cela dépend de l'individu. Mais pour ne pas totallement te contredire, j'ajouterais qu'il est désagréable de fumer le ventre vide! :-) Au bout d'un certain moment, ça te crée des aigreurs d'estomac que le fumeur calme en se grignotant un petit quelque chose. Je pense que c'est pour cela que l'on a tendance à dire que le cannabis ouvre l'appétit.Ensuite, ce sont les yeux rouges qui m'ont fait rire. C'est en général chez le fumeur débutant que l'on remarque les yeux rouges, car au début les yeux ne sont pas habitués. Car maintenant, je peux t'assurer que mes yeux ne sont plus rouges lorsque je fume.Bon, j'ai terminé de commenter ton article que j'ai lu avec beaucoup de plaisir. J'aime bien échanger mon avis sur le sujet et approfondir mes connaissances en la matière. Sur ce, je te souhaite bien le bonjour.
 
KANT: Bonjour Tashi. Merci pour tes réactions, elles soulignent la diversité de chacun face à ces substances.
Pour l'odeur, tu sais que je ne suis qu'un chien et que mon odorat est particulièrement développé. Le cannabis n'a pas que des mauvais côté. Pour preuve on le teste actuellement dans le traitement de la douleur. N'empêche qu'à côté de ses effets sédatifs (qui sont probablement recherchés par de nombreux consommateurs) le gros risque est la facilitation de survenu de processus psychotiques. N'oublions pas que c'est un "psychotrope" c'est à dire un produit qui change le fonctionnement du cerveau.
Autre aspect. La dépendance. Quand on commence à ne plus pouvoir s'en passer, est-on encore dans la liberté si souvent citée pour consommer,  ou est-on déjà dans l'aliénation? Mais se reconnaître dépendant n'est pas chose facile. Etre honnête avec soi, ne pas se mentir, est la première étape vers la liberté (parfois la libération!).
Nous avons tous une face cachée. J'aime bien celle du Dalaï Lama (bravo pour le morphing!). Mais attention à un idéal trop grand. Il nous écarte de la vraie vie!