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Publié par S. Royant-Parola

Le réchauffement climatique est une réalité de tous les jours. Pas de vrai hiver, pluies torrentielles, été pourri, été indien. Plus personne ne sait comment s’habiller. A qui la faute… Débats passionnés…

Juste pour resituer sur le plan historique, si vous en avez la possibilité lisez le livre de Mr Le Danois :


« Le rythme des climats dans l’histoire de la terre et de l’humanité »
De Ed. Le Danois (ancien directeur de l’Office scientifique et technique des pêches maritimes), Payot eds, Paris 1950



Ce livre passionnant raconte l’histoire des climats de l’origine de la terre au XXe siècle.  Je vous passe les aspects techniques que je suis incapable de comprendre pour évoquer avec vous la petite histoire savoureuse des climats…

Au préalable il faut savoir que les climats ont un rythme qui suit une périodicité organisée en multiples et  sous multiples  qui, selon l’auteur, se décompose en :


«P 45 :
-  Rythme de 200 millions d'année (durée de la rotation galactique du Soleil).
-  Rythme de 40 millions d'années (périodicité des transgressions géologiques).
- Notion empirique de 5 millions d'années (valeur moyenne de la durée d'un étage du Secondaire). Cette notion doit être rapprochée d'une valeur de 4.795.200 ans.
et à partir de cette valeur :
-  Rythme de 44.400 ans;
-  Rythme de 5.550 ans;
-  Rythme de 1.850 ans (périhelium-nœud apside).
-  Rythme de 111/112 ans (marées séculaires transgressives).
-  Rythme de 18 ans, 6 (révolution des nœuds de l'orbite lunaire) »

Pour les 200 millions d’années nous aurons du mal à juger… Plus facile à saisir les rythmes des 6 et 18 ans !

Quelques exemples :

P 137 : Les choses ne s'améliorèrent pas dans le cours du Xe siècle, qui pourrait être appelé le siècle des terreurs de l'an 1000. Sa durée fut une longue suite de catastrophes. Des pluies torrentielles tombaient été comme hiver; ce régime de précipitations exceptionnelles que nous avons signalé dès le début du IXe siècle dura près de deux cents ans. Ces pluies continuelles avait rendu la terre si humide que les moissons ne mûrissaient pas et pourrissaient sur pied; il en résulta des famines épouvantables; des êtres décharnés parcouraient les campagnes et assassinaient les voyageurs sur les routes pour les manger.  L'Europe retombait dans le cannibalisme; un boucher osa apporter de la chair humaine sur le marché de Moncontour et fut du reste pendu. Les épidémies se répandirent avec une force terrible sur les populations sous-alimentées et déficientes; la lèpre gagna des milliers d'individus.

P 162 : Napoléon III fut le souverain du beau temps. Les débuts du Second Empire sont encore peu brillants; en 1856 des inondations terribles ravagent la vallée du Rhône, mais dès 1857, ce maximum novennal ramène des conditions climatériques favorables, très en avance par rapport au maximum séculaire. Le luxe réapparaît, la Cour impériale n'est pendant plus de douze ans qu'une succession de fêtes, de réceptions de monarques étrangers; l'exposition de 1867 attire à Paris le monde entier. La France donne le ton à l'univers. Comme aux belles années du XVIIIe siècle, les robes s'évasent et le règne des crinolines évoque celui des robes à paniers. Le décolletage en bateau dégage les lignes pures du coti et des épaules, on le restreint un peu avec des fichus Marie-Antoinette; en demi-saison les châles de cachemire et de soie suffisent à protéger les jolies femmes. Et l'été, il fait déjà si chaud à Paris, que la mode des villégiatures au bord de la mer commence, l'Impératrice Eugénie lance Dieppe et Biarritz; le goût des plages rappelle celui des bergeries par son caractère artificiel et charmant; les dames se promènent sur le sable ou les galets en mignonnes bottines à hauts talons, en cuir verni ou en satin. Les lourds cheveux sont ramenés dans des résilles et les teints délicats sont à l'abri sous les larges chapeaux de paille d' Italie. L'ombrelle est devenue un objet indispensable; on en fabrique de toutes sortes.


Donc pas de panique… On traverse peut-être simplement un cycle… Comme le sommeil, un cycle en appelle un autre.

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sieglind la dragonne 10/10/2007 08:57

Pour les bottines et le chapeau de paille d'Italie, tu r'epasseras... pas pratique pour aller chercher le pain hé, hé... C'est vrai que c'est un cycle, une dame du terroir a même dit au type vendant de la barbe à papa à fistonne cet été, au bord de la mer, que c'était normal ce temps de bouse (et le moral en rapport), vu que c'était une année de treize lunes... Le savoir ancien parle... Bonne journée vous-deux et je file (sous la flotte évidemment grrr !)